La chapelle Saint-Sauveur à Mendive

La chapelle Saint-Sauveur se trouve sur la route qui mène à Iraty. 
Elle est d’ossature romane, et est connue dès le XIIe siècle. Au XIIIe siècle on en parle sous le nom de Sanctus Salvador juxta Sanctum Justum, puis plus tard vers 1460 sous le nom de Sent-Saubador.

La chapelle Saint-Sauveur à Mendive




Durant le Moyen Âge la chapelle est une étape importante du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.










Cette chapelle appartenait au commandeur d' Apat Ospitalea (Saint-Jean-le-Vieux) , qui, lui-même, relevait de celui d' Irissarry (Ordre de Malte).
 
La chapelle Saint-Sauveur à Mendive

Sur la clé de l' arc en plein-cintre de la porte ouest, accompagnée de l' inscription «INDART», on trouve la date de 1727, qui correspond à une restauration de la chapelle. Elle aurait été faite à la demande du curé de Béhorléguy Oxoby-Indart.  
Une modification de l’édifice semble avoir été faite en cette occasion.

Ses murs sont constitués majoritairement en calcaire ou en grès. 
Sa toiture est en ardoise.
Elle a des ouvertures romanes avec des linteaux plein-cintre. Elles sont étroites et hautes.
La chapelle Saint-Sauveur à Mendive


La chapelle Saint-Sauveur à Mendive
L’extérieur de la chapelle Saint-Sauveur d’Iraty présente un chemin de croix remarquable qui en fait tout le tour.

Tous les chemins de croix possèdent quatorze stations, évoquant quatorze instants de la Passion du Christ. Sur celui de Mendive, les treize premières stations sont matérialisées par des colonnes numérotées. Elles sont surmontées d’un dé de pierre et ornées d’une croix basque.






La dernière station est symbolisée par une croix monumentale dressée sur une plate-forme à l’écart de l’édifice.

La chapelle Saint-Sauveur à Mendive
La chapelle Saint-Sauveur à Mendive

Si la chapelle Saint-Sauveur d’Iraty est construite au XIIe siècle, le chemin de croix semble dater du tout début du XIXe siècle. La croix monumentale porte en effet la date de 1805.

La chapelle Saint-Sauveur à Mendive

Plusieurs légendes sont associées à la chapelle Saint-Sauveur, dont celle de Xaindia.

Par une soirée lointaine, dans la maison Inhurria de Beyrie, on s’affairait à dépouiller le maïs.

Soudain, le domestique se souvint qu’il avait oublié sa pioche à deux dents dans les champs. Ayant justement besoin de cet outil pour diviser le maïs, il déclara à haute voix qu’il donnerait volontiers dix sous à quiconque la lui rapporterait.

La jeune domestique de la maison, avide de gagner cette somme, s’empressa de répondre :
— J’irai la chercher !

Sans attendre, elle s’élança dehors. À peine avait-elle franchi le seuil que le domestique, pris de regret pour ses dix sous, laissa éclater sa mauvaise humeur. Jurant entre ses dents, il lança avec irritation :
— Que le diable l’emporte, si seulement il pouvait !

À cet instant précis, un cri perçant retentit au loin. Puis, en un éclair, tout près de la cheminée d’Inhurria, la malheureuse jeune fille apparut, soulevée dans les airs par une force invisible. En passant, elle lança la pioche dans le vestibule et s’écria :
— Voici votre pioche ! Mais moi, par cupidité, je suis emportée par l’esprit mauvais…

Les habitants de la maison, affolés, alertèrent leurs voisins, et tous se mirent à courir à sa poursuite. Haletants, ils la suivirent jusqu’à Larceveau, mais, épuisés, durent s’arrêter.

Les habitants de Larceveau, à leur tour, prirent le relais et continuèrent la course effrénée. Mais l’enfant, toujours soulevée par une force mystérieuse, avançait inexorablement. Ainsi, elle traversa les terres jusqu’à Mendive et atteignit enfin les abords de Saint-Sauveur.

À la vue de la chapelle sacrée, la jeune fille implora :
— Saint-Sauveur, par pitié, venez à mon secours !

À peine eut-elle prononcé ces mots qu’elle redescendit lentement vers le sol, libérée du mauvais esprit…

La légende de Xaindia


Commentaires